L’aspiration à l’excellence dans la fonction de police constitue le fil conducteur à travers ce plan. Tant la philosophie de la fonction de police orientée vers la communauté avec ses 5 piliers (orientation externe - résolution de problème – partenariat – justification - implication capable), que la méthode de travail de la fonction de police guidée par l’information avec ses 5 caractéristiques (déterminant les objectifs – proactif et réactif -offrant une plus-value - assurant l’échange - ciblant les objectifs) et la gestion optimale avec ses 5 principes (orientation vers le résultat – transparence – collaboration – amélioration continue – leadership audacieux) sillonnent ce plan, comme une contribution spécifiquement policière à la sécurité et à la qualité de vie, sous la régie de l’autorité compétente.
La gestion optimale implique aussi le choix d’un modèle de management. Pour la police belge, le modèle EFQM, qui a déjà fait ses preuves, a été adapté.
Le choix du modèle de management EFQM PolBel repose sur plusieurs raisons :
il permet un équilibre ciblé entre les attentes de toutes les parties prenantes de l’organisation ;
- il permet une approche intégrale et intégrée tant du développement organisationnel et du service policier internes que des facteurs externes de sécurité et de qualité de vie ;
- il permet d’employer un langage commun afin de faciliter la communication interne et l’apprentissage mutuel ;
- il ne s’agit pas d’un modèle « normatif » mais d’un modèle « descriptif » qui permet à l’organisation (policière) de décider elle-même comment et à quel moment elle réalisera certains aspects ainsi que d’adapter elle-même la vitesse de mise en place de ces aspects en fonction du contexte local et ce, « à son propre rythme » ;
- le modèle de management « EFQM Police belge »a été choisi par le groupe de travail « Qualipol » et a fait l’objet d’un large consensus.
La philosophie de ce modèle a été suivie pour établir ce plan. Le modèle se lit en effet de droite à gauche, en d’autres termes l’orientation externe et les parties prenantes (domaines de résultat) entrent en ligne de compte en premier. Les résultats et les attentes – réalisés ou non- des parties prenantes constituent donc la base pour le fonctionnement (domaines organisationnels) de la zone.
Chaque chapitre débute par les leçons à tirer par rapport au plan précédent et on prête toujours attention aux attentes des parties prenantes. L’amélioration continue, l’innovation et le fait d’évoluer en même temps que la société sans cesse changeante impliquent une telle démarche. Ce PZS est structuré comme suit : une introduction générale et 6 chapitres (voir table des matières). Chaque chapitre est structuré selon un ordre logique (externe - interne), en outre, la structure globale du plan suit elle-même un fil rouge. La mission - vision et les valeurs constituent la base de ce plan, la M-V-V est le postulat de départ. Tant l’environnement de la zone et les données de criminalité que les attentes répertoriées des principales parties prenantes de la zone représentent le deuxième postulat ou fondement indispensable avant de pouvoir déterminer des objectifs stratégiques. Une fois que l’on sait ce que l’on va faire et pourquoi on va le faire, le moment est venu de définir une stratégie de communication de la politique policière vis-à-vis des parties prenantes, et ce, après avoir tiré des leçons du passé ou en s’inspirant de bonnes pratiques. Le chapitre concernant l’approbation offre un aperçu synthétique du plan et de la procédure précédente, ainsi que des mesures éventuellement prises pour améliorer l’ensemble, et ce, avant que le CZS ne marque son accord sur le présent. |